MATHYS A RETROMOBILE 2012
Cyclecar Mathis type P de 1923 - Indre
EXPOSÉ SUR LE STAND MOTUL | HALL 3 – STAND B8
Maître d’ouvrage :
Amis du Musée de l’Automobile de Valençay (AMAV), représentés par Roger GAUTIER et François MACHADO – Co-présidents.
DESCRIPTIF
Émile Mathis fut d'abord distributeur d'automobiles de diverses marques à Strasbourg. Il s'associa avec Ettore Bugatti pour construire des véhicules Mathis Hermes Simplex. En 1907, les associés se séparèrent et Mathis fit construire une vaste usine à Strasbourg. Bugatti se consacra alors aux voitures de sport et de prestige, tandis que Mathis se tourna vers des véhicules plus populaires.
Les vraies voitures Mathis sortirent en 1910, la production étant axée sur des modèles légers de 1500 cm³. Il devint rapidement le 4e constructeur français avec des modèles destinés à concurrencer Citroën, comme les types P puis SB.
Ce fut l'âge d'or pour la marque qui employa jusqu'à 15.000 personnes dans ses usines de la Meinau entre 1925 et 1935.
La voiture, type « P »
Au salon de Paris d’octobre 1921, Emile Mathis présente un cyclecar : la
Mathis P, une mini voiture de 6 CV, motorisée par un quatre cylindre de
0,76 litres. L’essieu avant n’est pas équipé de frein et l’essieu arrière est dépourvu de différentiel jusqu’en 1924.
Fin tacticien, Mathis développe une politique commerciale inédite et de nombreux slogans accompagnent chaque nouveau modèle, dont en 1922, le célèbre "Le poids, voilà l'ennemi !" ou bien encore "Si beaucoup de Marques offrent des avantages, seule la Mathis les réunit tous".
Cette petite voiture est présentée en ces termes : « Le Cyclecar Mathis n’a du cyclecar que le nom, le poids et le prix ». Son moteur de 760 cm³ qui développe 10 Cv au frein, lui permet de dépasser les 60 km/h en consommant moins de
5 litres de carburant au 100 km. Elle sera fabriquée jusqu’en 1925.
Le moteur type «P» est un 4 cylindres latéral borgne de 760 cm³. L’alésage est de 55 mm et la course de 80 mm. Le graissage se fait par barbotage et le refroidissement est du type «thermosiphon». Le type P, rapidement classé parmi les meilleurs de sa catégorie, s'illustra en remportant un record de consommation de 2,28 litres au 100 km.
L’embrayage est à disques métalliques multiples fonctionnant dans l’huile, et la boîte de vitesses est à quatre rapports. Le pont arrière n’a pas de différentiel. Le châssis a une voie de 1,10 m. Suivant les carrosseries, l’empattement est de 2,30 m (châssis P) ou de 2,40 m (châssis P4). Les roues sont garnies de pneus 710x90. Les freins à main et à pied agissent chacun sur l’une des roues arrière.
NATURE DES TRAVAUX PRÉVUS
Ce véhicule est dans son état d’origine, entreposé à l’abri dans un local. La restauration a pour objectif de faire participer la Mathis Type P à différents rallyes touristiques et expositions de véhicules anciens. Elle participera aussi à la promotion du Musée de l’Automobile de Valençay.
Une restauration complète est à envisager :
• Sablage de la carrosserie,
• Peinture,
• Réfection de la sellerie,
• Réfection de la boiserie,





